Un auteur lituanien cette fois-ci, Ignas Šeinius. Son oeuvre « Kuprelis », devenue classique, est une lecture obligatoire à l’école secondaire, donc ce n’est pas la première fois que vous entendez le nom de cet impressionniste. C’est à propos de cette oeuvre que les premières interprétations d’un texte ont été écrites, si je me souviens bien !
Aujourd’hui on passe déjà à l’autre Šeinius laissant la ferveur de jeunesse à côté et abordant des thèmes plus sombres. Pour cette raison je vous présente « Raudonasis tvanas » (Le déluge rouge).
Ce sont les mémoires, écrits toujours en prose vive, qui racontent certains événements de années 1939 – 1940 en Lituanie et décrivent comment la vague de communisme a peu à peu inondé le pays jusqu’à ce que la chute de l’Etat soit devenue inévitable. L’écrivain témoigne de l’angoisse et la crainte qui envahissent la vie du peuple. A ces moments-là, on s’est souvent décidé à partir volontiers pour l’Allemagne en traversant illégalement la frontière fort surveillée au risque d’être fusillé au milieu des champs de blé. Une fois en Allemagne, on pouvait se déplacer plus aisément. C’est ce que l’auteur a fait en effet, trouvant la vie pour un homme d’esprit sous la terreur insupportable.
Etant à la fois un diplomate et compétent en diverses langues, il se rend en Scandinavie où il écrit Le déluge rouge en suédois en six semaines. Les années suivantes voient son oeuvre publiée par d'autres pays scandinaves. Ce n’est qu’en 1953 qu'elle est traduite en lituanien à New York et ce n’est qu’en 1990 qu’elle est publiée en Lituanie.
Il faut tout de même attirer l’attention sur le titre de cette oeuvre. Il compend certainement deux notions bien connues : 1) Le Déluge (un mythe d’inondation totale répandu dans de nombreuses cultures) 2) L’Armée rouge (l'armée de l’Union soviétique jusqu’à 1946, faisant référence invariablement au sang).
A la fin de ces mémoires l’auteur a laissé un espoir que nous réalisons toujours.
Albumų apžvalga: Akli – III; Deafheaven – Sunbather
Il y a 2 ans

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